Jeudi 7 février 2019 : participez à la 2e Nuit de la Solidarité !

  • 18 janvier 2019
  • Mis à jour le 7 février 2019
  • SOLIDARITÉ

Dans la nuit jeudi 7 au vendredi 8 février prochains, la Ville de Paris organise la deuxième édition de la Nuit de la Solidarité, décompte et rencontre de nuit des personnes sans-abri. Pour participer comme bénévole ou responsable d'équipe, inscrivez-vous ci-dessous !

Les inscriptions sont ouvertes

Besoin d'aide ? Des questions ? Consultez la FAQ par ici !

Vous n'avez pas pu vous inscrire ?

Si, faute de places, vous n'avez pas pu vous inscrire pour le décompte de la Nuit de la Solidarité, mais que vous souhaitez tout de même découvrir des structures dédiées à la lutte contre l’exclusion près de chez vous, retrouvez ci-dessous, en téléchargement, le programme complet, par arrondissement, des activités solidaires.

Ainsi, dans la nuit du 7 février, la Fabrique de la Solidarité vous propose de débattre sur la thématique de la lutte contre l’exclusion, de découvrir des structures d’accueil et d’hébergement, d’aller à la rencontre des personnes hébergées et des équipes de professionnels. Plusieurs structures associatives ouvrent leur porte et vous proposent de partager un moment de convivialité.

À noter : nous vous conseillons de contacter les structures pour vous inscrire lorsque les capacités d’accueil sont limitées.

La Nuit de la Solidarité, c'est quoi ?

Anne Hidalgo a voulu faire de la lutte contre l’exclusion la grande cause de sa mandature. La municipalité a donc élaboré le Pacte parisien de lutte contre la grande exclusion 2015-2020, en partenariat étroit avec l’ensemble des acteurs institutionnels et associatifs de la solidarité, les entreprises et les personnes ayant vécu des situations de grande précarité afin de fixer conjointement les objectifs à atteindre. Depuis le lancement de ce programme en 2015, plus de 90% de ces actions ont été mises en œuvre.

L’une de ces actions vise à mieux connaître le nombre de personnes sans-abri, ainsi que leurs besoins : c’est la raison pour laquelle Paris a organisé en 2018 la première "Nuit de la Solidarité".

Il s'agit de décompter, sur une nuit, et de façon la plus exhaustive possible, le nombre de personnes en situation de rue (c’est-à-dire n’ayant pas d’endroit ou dormir ou dormant dans un endroit impropre au sommeil, comme une voiture, un hall d’immeuble, etc.). Il est proposé à chaque personne rencontrée, anonymement et sur la base du volontariat, de répondre à un questionnaire, qui permet de mieux connaître les besoins.

Comment ça marche ?

Comme l’an passé, aux côtés de la Ville, de l’État, des partenaires institutionnels et associatifs, les citoyens sont invités à se mobiliser largement pour rendre la démarche possible.

Il s’agira de constituer plus de 360 équipes, réunissant professionnels et citoyens, qui iront dans l’espace public, les salles d’attente des urgences, les gares et les stations de métro, les parkings, halls et caves d’immeubles, à la rencontre des personnes en situation de rue pour connaître précisément leur nombre, et leur proposer de répondre à un questionnaire.

Cette année, de nouveau, la Nuit de la Solidarité ne peut se faire qu’en partenariat étroit avec les acteurs de terrain, en premier lieu ceux de l’accueil, de l’hébergement et de l’insertion, et en mobilisant les citoyens volontaires.

L’opération sera réalisée dans des conditions qui garantissent le strict anonymat des personnes rencontrées, l’absence de géolocalisation individuelle, ainsi que le caractère volontaire de la réponse au questionnaire proposé.

Chaque participant s’engagera à respecter les valeurs éthiques de l’opération. Par rapport à la première édition de 2018, et tout en garantissant une comparabilité des résultats, de nouveaux territoires seront ajoutés à la démarche, grâce à l’engagement de partenaires : la SNCF, la RATP, l’AP-HP, Indigo, Paris Habitat, la SAEMES.

Pourquoi chaque année ?

D'abord parce qu'il s'agit d'une démarche de solidarité et d'humanité.

Ensuite, parce qu'il s'agit d'acquérir une meilleure connaissance de la situation des personnes sans-abri. Pour cela, cette démarche doit s’inscrire dans la durée.

C'est pourquoi la méthode retenue en 2018 sera reconduite, afin de permettre la comparabilité des résultats dans le temps.

À ce titre, il est rappelé que le décompte de nuit n’est pas une intervention sociale, mais un outil de connaissance quantitative et qualitative, ayant pour but d’objectiver une situation et de partager les constats sur un territoire.

Bilan 2018, à Paris et dans le 10e

Lors de la première Nuit de la Solidarité, organisée dans la nuit du 15 au 16 février 2018, 3 035 personnes avaient été recensées, dont 485 dans le métro et les parkings.

Dans le 10e, plus de 85 bénévoles s'étaient mobilisés lors de la première édition de la Nuit de la Solidarité.

Ensemble, dans notre arrondissement, ils avaient pu dénombrer 266 sans-abris.

Les travaux menés par la suite par l’Atelier parisien d’urbanisme, sous l’égide d’un comité scientifique, à partir des questionnaires réalisés auprès des personnes rencontrées, ont permis de mieux connaître leurs profils. Cette nuit donnée :

  • les deux tiers des sans-abri avaient entre 25 et 54 ans
  • plus d’un sans-abri sur dix (12 %) était une femme
  • les deux tiers des sans-abri déclaraient ne jamais appeler le 115, le numéro d’urgence pour obtenir un hébergement
  • moins d’un sans-abri sur trois était suivi par un travailleur social
  • près d’un sans-abri sur deux déclarait avoir des problèmes de santé

L’analyse des questionnaires montrait la grande diversité des situations : si un tiers des personnes rencontrées étaient en situation d’errance depuis moins de trois mois, près de la moitié (49%) l’étaient depuis plus d’un an.

Les femmes, en particulier, semblent poursuivre une stratégie d’invisibilité, afin de se protéger des violences subies à la rue, qui touchent 90 % d’entre elles (elles sont plus nombreuses que les hommes à affirmer dormir dans des voitures ou à l’hôpital). Elles étaient moins nombreuses que les hommes à être accompagnées par un travailleur social (une femme sur dix, contre trois hommes sur dix), et avaient moins accès aux prestations sociales. Enfin, à la différence des hommes, elles mettaient au même niveau le besoin d’avoir un lieu pour prendre une douche, et celui d’accéder à un logement.

L’analyse a permis de définir des grands profils de personnes en situation de rue : des jeunes, dont l’errance est récente, qui n’appellent pas le 115 et n’ont jamais été hébergés, principalement parce qu’ils ne savent pas que ces services existent ; des personnes plus âgées, errantes depuis des années, installées dans l’espace public, qui n’appellent pas le 115 et n’ont pas recours à l’hébergement, mais connaissent et sont suivis par des travailleurs sociaux ; des personnes qui appellent le 115 régulièrement et utilisent l’hébergement, et dont l’errance est moyenne.

Quelles mesures prises depuis la première Nuit de la Solidarité, à Paris et dans le 10e ?

À la suite de la Nuit de la Solidarité, la Maire de Paris s’est engagée à mettre à disposition de l’État et des associations 1 500 places d’hébergement, et a lancé un appel à l’État afin qu’il en crée 1 500 autres.

Depuis février 2018, la Ville a mobilisé près de 900 places d’hébergement et près de 800 places supplémentaires le sont depuis début 2019, remplissant ainsi les objectifs fixés.

La Maire de Paris a notamment décidé d’ouvrir une halte de jour et de nuit pour 50 femmes au cœur même de l’Hôtel de Ville afin de donner une première réponse à la situation des femmes sans-abri. La Halte de l’Hôtel de Ville s’inscrit dans le cadre du développement de nouveaux dispositifs adaptés aux besoins des femmes sans-abri.

Comme de nombreux maires d’arrondissement, Alexandra Cordebard, Maire du 10e, a décidé d’ouvrir les portes de notre mairie pour y créer une halte de nuit.

Au sein de notre mairie, dans les anciens locaux du tribunal, ce sont environ 400 m2, qui seront dédiés à l'accueil des familles. Les 60 places ainsi créées seront gérées par la Croix Rouge. Elles seront pérennes et se maintiendront au-delà de la seule trêve hivernale.

Pour encourager l’engagement citoyen et répondre à toutes les questions que se posent les Parisiennes et les Parisiens sur la grande exclusion, des formations de "Volontaires de la Solidarité" sont par ailleurs mises en place par la Ville. Les premières sessions ont rassemblé plusieurs centaines de personnes, et de nouvelles sessions sont organisées courant janvier 2019.

De plus, un lieu dédié à la mobilisation citoyenne pour les sans-abri, la Fabrique de la Solidarité, ouvrira ses portes au printemps en 2019.

Dernière mise à jour le jeudi 7 février 2019
Crédit photo : Guillaume Bontemps - Mairie de Paris

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